Des combats médiévaux plus vrais que nature...
Les caractéristiques générales de cette série sont de permettre des combats sub-tactiques à l'échelle 1/1, chaque combattant est représenté donc individuellement par plusieurs pions suivant son état ou sa posture sur une carte à l'échelle de 2 mètres par hexagones. Les règles ont évolué au fur et à mesure de la sortie de nouveaux jeux, et ne posent pas vraiment de problèmes, même si lors des premiers opus elles étaient assez succinctes et demandaient parfois quelques retouches ou rajouts.
Ce premier titre de la série traite des combats médiévaux au XIIIème siècles en Europe, la boite contient 3 livrets, le premier de contexte historique et de présentation de tous les combattants, ce qui est une bonne chose. Si tout le monde connait la différence entre un archer et un arbalétrier, celle entre un vougier et un hallebardier l'est moins. Le deuxième contient les scénarios, au nombre de 7, ils vont de la bagarre de rue entre deux clans rivaux, quelques paysans appuyés par un archer, au choc entre deux avant-gardes composées de chevaliers et de tout l'éventail de soldats qui pouvaient être dans une armée de l'époque : sergents, piquiers, vougiers, hallebardiers, archers et arbalétriers. Pour terminer, le dernier livret est celui des règles de jeu, 10 pages au total, pas énorme, le système est simple, trop simple surement pour un grognard, qui y trouvera des manques.
Pour n'en citer qu'un, l'infiltration, un personnage peut se déplacer à côté d'un ou plusieurs ennemis s'en craindre quoique ce soit. Pour les possesseurs des jeux plus récent, les règles ont été considérablement améliorées mais du coup sont aussi nettement plus conséquentes, on n'a rien sans rien.
La boite contient deux cartes, une d'un village, l'autre sur un croisement de chemin, elles sont géomorphiques et permettent du coup pour chaque scénario d'avoir une topographie différente. Elles sont dessinées à la base à la main ce qui leur donne un petit côté artisanal plutôt bien vu, par contre elles ont une teinte très jaune (une caractéristique de toutes les cartes de la série). Si cela peut se comprendre pour les scénarios se passant en terrain aride, pour ceux se situant sous nos vertes contrées, voire celles encore plus vertes d'Angleterre, cela peut être un peu dérangeant.
Les pions représentent tous les personnages combattants, paysans et civils, en deux pions recto verso pour les piétons (intact, blessé, assommé et mort), en quatre pions recto verso pour les cavaliers, deux pour le cavalier démonté (idem piéton) et deux pour le cavalier monté (intact, blessé, puis le cheval mort, le cheval seul intact). Les pions ne sont pas très épais, un peu fragiles mais ils sont superbes. Chaque personnage est individualisé par son nom, ses caractéristiques (attaque-défense-mouvement), le dessin sur le pion. Voir une charge de cinq ou six chevaliers avec chacun des blasons différents sur leur écu ou le caparaçon de leur cheval est du plus bel effet. Aux personnages se rajoutent six mules (un pion recto-verso intact ou morte) utilisées dans un scénario sur l'attaque de voyageurs par des bandits de grands chemins.